Historique

Un peu d’histoire…

Notre école a été fondée par la Congrégation religieuse des Sœurs de la Divine Providence établie à Créhen dans les Côtes d’Armor (Bretagne) en France.

La Congrégation a été fondée en 1822 par Guy Homery, curé de Créhen, dans le but de servir les pauvres. Mais tout commence en fait en 1821. Un matin, après la messe, Guy Homery prolonge son action de grâce à l’église et il entendit une voix qui lui dit intérieurement ces paroles : « Commence, mon enfant, la Providence viendra à ton secours. »

 

Dès lors, tout va aller très vite. Il loue une maison un « mauvais cabaret » et le transforme en Maison de la Providence.

Il réunit 5 femmes de bonne volonté en qui il reconnaît un « amour généreux », une « confiance pleine et tranquille en la bonté et la Providence de Dieu ».

Il choisit les 10 orphelines les plus pauvres de sa paroisse, pour leur apprendre la lecture, l’écriture, le catéchisme et un métier manuel « afin de gagner honnêtement leur vie ».

 

Le 20 octobre 1822, c’est l’inauguration de la « Maison de Providence » à Créhen en France.

 

A cette même époque, Guy Homery commence à rédiger les « Constitutions », programme de vie des sœurs que l’évêque de Saint-Brieuc authentifie le 28 avril 1826.

Le 8 septembre 1827, les trois premières sœurs font publiquement profession de chasteté, pauvreté, obéissance et de servir les pauvres. Elles reçoivent l’habit de l’institut.

 

La Congrégation des Filles du Cœur Immaculé de Marie dites Filles de la Providence ou Mères des pauvres est fondée.

 

Son but :

– l’instruction et l’éducation

– le soin des malades

– l’œuvre des retraites

 

Les sœurs fondent des écoles, des collèges et lycées, des établissements hospitaliers dans toute la Bretagne, et au-delà.

Après 1900 et l’instauration des Lois Combes en France qui marque la séparation de l’Eglise et de l’Etat, les religieuses vont s’implanter en Belgique et aux Pays-Bas. Dès 1951, elles ouvrent des communautés au Congo Belge (République Démocratique du Congo), puis au Pérou (1982), et au Gabon (2000).

 

Dans les souvenirs de Mère Marie Hippolyte, nous lisons :

« Nous étions demandées à Bruxelles, ou pour mieux dire à Anderlecht,  paroisse Saint Joseph, nouvellement fondée par l’Abbé Engels. Nous devions donc visiter le lieu de cette nouvelle Fondation. Hélas, rendus sur place, nous fûmes  déconcertés en voyant l’emplacement qu’on désignait, comme pour établir la communauté. C’était un terrain argileux d’où l’on avait retiré plus de trois mètres en profondeur pour faire des briques. Ce que ce terrain avait de bon c’est qu’il était près de l’église et situé dans la rue des résédas, encore pas habitée.

  • «  Que ferons-nous ici ? » nous demandions-nous tout bas et par un regard scrutateur, que nous échangions en silence.
  • Devinant nos hésitations, Monsieur le Curé nous dit alors, en nous montrant l’école communale, située à quelques mètres de là :
  • – « Voilà une école fréquentée par plus de mille élèves… »
  • – «  Eh bien, nous dresserons ici notre tente », répondîmes-nous avec courage, et nous viendrons, Mr le Curé, apprendre à vos enfants à connaître et aimer le bon Dieu »

… Alors on cause de projets, de devis, de plans, de constructions.

…quelques mois plus tard, les travaux commençaient et, en novembre de l’année suivante, nos premières religieuses arrivaient à Veeweyde – Anderlecht.

 

En novembre 1903, quelques religieuses de la Congrégation arrivent à Anderlecht pour diriger une école, un patronage de jeunes filles et établir une œuvre de garde-malades. La maison qui leur était destinée n’était pas terminée et elles habitèrent provisoirement chez une demoiselle. Les premières religieuses envoyées à Veeweyde sont : Mère Sainte-Adèle, Mère Anne de Jésus, Mère Sainte-Emilie, Mère Anne de Saint-Joseph, Mère Léocadie, Mère Arsène-Marie, Sœur Saint-Germain et Sœur Marie-Allain.

 

Le 11 janvier 1904, les Sœurs de la Divine Providence ouvre un monastère et une école primaire adoptable pour filles à la rue des Résédas à Anderlecht. Celle-ci est composée de 4 classes primaires et 2 classes gardiennes pour un total de 250 enfants et elle emploie 7 enseignantes.

 

En 1913, Mère Hermine de Jésus (religieuse belge) est à envoyée à Anderlecht pour créer un cours de coupe.

 

En 1915, quatre sœurs rentrées en France pour faire une retraite sprituelle ne pourront pas rejoindre leur poste à Anderlecht en raison de la guerre.

 

Dans un premier temps et tenant compte que l’école n’est pas encore reconnue, les cours seront payants et le public se compose d’enfants issus de familles aisées (commerçants, professions libérales,…).

 

Dans la foulée, les sœurs organiseront des cours non payants à destination des autres enfants du quartier et de la commune.

 

Les enfants ne se mélangeront toutefois pas. Les cours payants sont dispensés exclusivement par les sœurs pour la plus part d’origine française.

Les cours non payants sont assurés par des enseignantes belges : religieuses et laïques.

 

C’est au milieu des années 50 que les cours payants seront définitivement arrêtés.

 

L’école « adoptable » n’étant pas reconnue et subsidiée par l’Etat, les enseignantes étaient payées par les Sœurs de la Divine Providence.

 

Au début des années 60, l’école fondamentale est composée d’une section maternelle de 3 classes et d’une section primaire de 6 classes. A ce jour, l’IMI est tout simplement 3 fois plus grande !

 

1979 marquera la fin de l’école pour filles et le début de la mixité. C’est au 1er septembre de cette année que l’école paroissiale de garçons Saint-Joseph située à la Place Bizet est intégrée à l’Institut Marie Immaculée à la rue des Résédas. L’arrivée des garçons marque également la fin (provisoire) du port obligatoire de l’uniforme pour les élèves.

 

Cette même année, l’école devenant de plus en plus florissante avec ses trois sections : maternelle, primaire et secondaire; le manque de locaux et le manque d’argent se font sentir. Les sœurs décident de quitter les bâtiments de la rue des Résédas pour laisser tout l’espace à l’école. Elles vont habiter à la rue des Colombophiles, dans une maison du diocèse, tout en restant au service de l’école pour les tâches secondaires.

 

En 1995, dans le cadre d’un plan d’économie de la Communauté française, Laurette Onkelinx alors Ministre-Présidente en charge de l’enseignement, considère qu’il y a trop d’écoles secondaires et elle décide de fermer les établissements sous-peuplés. Elle relève la taille minimale requise des écoles à 450 élèves. Seules les moyennes et grandes structures pourront subsister.

Dans la foulée de cette décision, de nombreux établissements seront amenés à fusionner ou à disparaître.

En septembre 1996, et suite à ce plan de restructuration des écoles secondaires, l’Institut Marie Immaculée d’Anderlecht se marie avec l’Institut Montjoie d’Uccle alors en perte de vitesse.

L’école secondaire s’appellera désormais : Institut Marie Immaculée-Montjoie (IMMI en abrégé). L’école fondamentale d’Anderlecht adoptera tout naturellement le même nom.

 

Toutefois, la section fondamentale (école maternelle et primaire) de l’Institut Montjoie de Uccle  restera autonome jusque 2011 et conservera jusqu’à cette date, son PO propre.

 

En 2009, le directeur actuel de l’Institut Marie Immaculée réinstaure le principe du port de l’uniforme, à la grande joie des parents et au désespoir des enfants.

 

2011 marque donc la fusion des deux asbl, c’est dorénavant un pouvoir organisateur unique qui gérera une école fondamentale à Anderlecht, une école fondamentale à Uccle et une école secondaire établie sur 3 sites (Résédas à Anderlecht, Bizet à Anderlecht et Montjoie à Uccle).

 

En septembre 2016 et suite à l’accroissement constant de sa population scolaire, l’école fondamentale Institut Marie Immaculée-Montjoie de Anderlecht se scinde en deux écoles distinctes chacune dirigée par une direction autonome : l’Institut-Marie Immaculée-Montjoie – Ecole fondamentale pour les enfants de la classe d’accueil (2,5 ans) à la 2e année primaire et l’Institut Marie Immaculée-Montjoie – Ecole primaire pour les enfants de la 3e à la 6e année primaire.

 

La même année, l’établissement secondaire établi à Uccle ayant repris des couleurs et ayant retrouvé un nombre d’élèves largement suffisant pour voler de ses propres ailes, le Pouvoir Organisateur de l’IMMI introduira un dossier auprès de l’administration de la Communauté française afin de procéder à la scission des écoles secondaires anderlechtoise et uccloise afin que celles-ci retrouvent leur autonomie au niveau de leur gestion administrative.

 

Au 1er septembre 2017, cette scission sera effective et c’est tout naturellement que chacune des deux écoles secondaires retrouvera son nom d’origine : l’Institut Montjoie pour l’établissement établi à Uccle et l’Institut Marie Immaculée pour l’école située à Anderlecht.

 

Dans un souci de cohérence, les écoles fondamentale et primaire d’Anderlecht ont repris leur nom historique depuis le 1er juillet 2018.

 

 

Directions de l’établissement

 

Julia Sofferie (du 01/02/1906 au 01/01/1913)

Marie-Joseph Garsmeur (Sœur Sainte-Céline) (du 01/10/1919 au 30/09/1921)

Marie Louise Dayot (Sœur Sainte-Adèle) (du 01/10/1921 au 31/08/1942)

Marie-Clémentine Van Styvendael (Sœur Berchmans-Marie) (du 01/09/42 au 31/08/1951)

Philomène De Pijper (Sœur Nathalie-de-Jésus) (du 01/09/1951 au 31/08/1960)

Madeleine Fontaine (Sœur Marie-Louise de la Croix) (du 01/09/1960 au 31/08/1967)

Maria Lauwens (du 01/09/1967 au 31/08/1972)

Julia Vercammen (du 01/09/1972 au 31/07/1981)

Clémence Vermoesen (du 01/08/1981 au 31/08/1991)

Jacques Brys (du 01/09/1991 au 31/08/1993)

Jean-Pierre Carlier (du 01/09/1993 au 14/12/1994)

Micheline De Hertogh (du 15/12/1994 au 31/08/2003)

Marc Vande Weyer (depuis le 01/09/2003)

Murielle Scrève (depuis le 01/09/2016) après la scission de l’école